UNAF


Interdiction néonicotinoïdes rejetée par le Sénat

publié le 25 janv. 2016 à 14:25 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎

[25/jan/2016]

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Sénat protège les néonicotinoïdes au mépris des abeilles, de la biodiversité et de la santé publique

Aujourd’hui, dans le cadre de l’examen de la loi biodiversité, les Sénateurs ont rejeté l’interdiction des néonicotinoïdes.

Alors que la démonstration scientifique est faite et indiscutable que les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux pour notre environnement et que les premiers signes d’impact apparaissent sur la santé humaine,

Alors que l’ANSES a récemment rappelé qu’en l’absence de mesures de gestion renforcée, « l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces non-cibles qui fournissent des services écosystémiques incluant la pollinisation et la lutte intégrée »,

Alors qu’aujourd’hui même une équipe internationale impliquant l’INRA révèle qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale, 

Alors que l’amendement a reçu un soutien exceptionnel dans le cadre de la consultation sur la plate-forme Parlement et citoyens (99,6% de votes favorables),

Alors que le gouvernement a soutenu l’amendement visant à interdire les néonicotinoïdes en enrobage de semences au 1er septembre 2017,

Nos organisations environnementales, apicoles et paysannes dénoncent fermement le rejet de cet amendement et le déni scientifique et démocratique que ce vote représente.

L’amendement et son sous-amendement, adoptés en lieu et place de cette interdiction sont une provocation faite aux apiculteurs et aux défenseurs de la biodiversité et de l’agriculture paysanne. Fuyant leurs responsabilités, les sénateurs ont choisi de ne rien décider et de laisser au ministre Stéphane Le Foll la décision de mettre en pratique les recommandations de l’ANSES, pourtant précédemment qualifiées d’inapplicables par la ministre de l’Ecologie.

Nos organisations, avec le soutien des citoyens, poursuivront leur travail vers les députés pour obtenir enfin, et une fois pour toutes, l’interdiction de ces produits.


Communiqué suite aux déclarations de Stéphane Le Foll

publié le 19 janv. 2016 à 12:45 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:48 ]

[19/jan/2016]
Hier (18/janvier/2016) Stéphane Le Foll a réuni le Comité Stratégique de l’Apiculture et a ensuite convoqué la presse.
Voici le communiqué de l’UNAF suite aux déclarations de Stéphane Le Foll.

 COMMUNIQUE DE PRESSE

Néonicotinoïdes et abeilles : le fiasco de Stéphane Le Foll

Le Comité Stratégique de l’Apiculture a été réuni ce matin en présence du ministre de l’Agriculture. Interrogé sur l’avis de l’ANSES paru le 12 janvier sur l’impact des néonicotinoïdes sur les abeilles, le ministre a indiqué qu’il n’y aurait pas de mesure ministérielle d’interdiction des néonicotinoïdes, mais la constitution d’un énième groupe de travail sur la question.

Alors que les études convergent sur les effets délétères graves des néonicotinoïdes sur les abeilles, alors que l’ANSES a rendu la semaine dernière un avis qui doit nécessairement conduire à une interdiction (en ce qu’elle préconise des mesures de gestions renforcées inapplicables sur le terrain), le ministre n’a pas le courage de prendre les mesures qui devraient s’appliquer à la lecture de l’avis qu’il a lui-même sollicité.

La grande majorité des Français, favorable au retrait de ces produits, ne peuvent pas comprendre que malgré toutes les études à charge, les pesticides néonicotinoïdes ne soient toujours pas interdits. En lieu et place du réel problème des mortalités d’abeilles il détourne l’attention vers des questions secondaires telles que le label « Miel de France » ou la création de l’interprofession.

Au lendemain de la COP21, à la veille des débats sur la loi biodiversité, et face au désengagement du ministre pour la défense de l’abeille et de l’apiculture, notamment sur la question des pesticides, l’Union Nationale de l’Apiculture Française appelle solennellement le Président de la République à prendre ses responsabilités pour faire en sorte que le politique retrouve enfin la voie du courage et assume véritablement des orientations agricoles conforment à ses engagements et à la hauteur des défis environnementaux de demain.

Dans un communiqué de presse daté du 26 juin 2015 l’UNAF avait déjà dénoncé les satisfécits que s’accorde unilatéralement le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll sous l’intitulé : « Bilan du Plan de développement durable de l’apiculture : face à un échec patent, Stéphane Le Foll fait sa com’ ! ».

Cours des miels en vrac

publié le 19 janv. 2016 à 12:43 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:44 ]

[16/jan/2016]
Nombre d'entre vous et de vos adhérents qui vendent leur miel en vrac sont très inquiets, voire mécontents, car un certain nombre de négociants en miel n'achètent pas ou alors proposent des prix dérisoires voire indécents. Certains apiculteurs veulent organiser une manifestation devant les entreprises des négociants pour dénoncer ces prix. Il serait peut-être bon d'entamer un dialogue avec ces derniers avant d'en arriver là, car ces manifestations ne seraient peut-être pas forcément bien vues par les consommateurs et pourraient nuire à l'image de l'apiculture.

Il est inacceptable que certaines entreprises de négoce qui cherchaient du miel à tout prix l'an dernier n'achètent plus ou pratiquent des prix proches du marché mondial. Si l’on veut sauvegarder une apiculture professionnelle en France, les miels vendus par les apiculteurs aux négociants doivent être rémunérés à un juste prix.

Nous comptons sur vous pour solliciter vos adhérents et leur demander s’il leur reste du miel en stocks (quel type de miel, en quelle quantité..,. ). Au regard de vos remontées et si le marché reste toujours aussi figé mettant en danger certaines exploitations; nous envisagerons alors une action envers certaines entreprises de négoce
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Congrès européen d'apiculture à Malmö en Suède

publié le 19 janv. 2016 à 12:42 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:42 ]

[11/janv/2016]
Du 11 au 13 mars, se tiendra le congrès européen d’apiculture à Malmö, en Suède.

Nous avons déjà mentionné ce congrès dans notre revue. Nous souhaitons aujourd’hui vous transmettre les informations par courriel.

L’UNAF y sera représentée par son président et certains membres de son conseil d’administration.

 Vous trouverez les informations pour vous rendre à Malmö en Pièce Jointe.

Bilan des récoltes de miel 2015

publié le 19 janv. 2016 à 12:41 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎

[29/oct/2015]

COMMUNIQUE DE PRESSE

Récolte de miel 2015 : après trois années catastrophiques les récoltes semblent enfin correctes


Après des récoltes 2012, 2013 et 2014 catastrophiques, avec des baisses de 50 à 80% dans certaines régions et malgré des pertes hivernales de plus de 30% dans de nombreux secteurs, les apiculteurs retrouvent en cette année 2015 une production moyenne relativement correcte.

En effet, malgré des conditions climatiques très contrastées : printemps précoce – été marqué par des jours de canicule suivies de grandes sécheresses ou des pluies intenses selon les régions (comme en Alsace et en Loire-Atlantique par exemple), les récoltes de miel 2015 sont pour les apiculteurs de l’Union Nationale de l’Apiculture Française correctes par rapport aux années précédentes, mais elles n’atteignent pas pour autant une production satisfaisante et suffisante pour la filière et les consommateurs. On peut estimer la récolte 2015 entre 15 000 et 17 000 tonnes.

Bien que sujette à des intoxications, la récolte sur colza a été plutôt bonne. Comme celle de romarin. En revanche le miel de thym est quasiment inexistant. Hormis dans quelques zones, la récolte d’acacia est bonne, comme celles de châtaignier et de lavande. En revanche la récolte de tournesol est le plus souvent médiocre et dans certains secteurs du Sud-Ouest parfois très faible. En montagne les miellées sont fréquemment généreuses hormis sur les plateaux calcaires. Sur de nombreux terroirs les abeilles ont bénéficié de miellat en grande quantité ce qui a permis une très bonne récolte de miel de forêt. Le miel de sapin est quant à lui très capricieux, abondant dans certains secteurs, inexistant ailleurs.

Dans de nombreuses régions, la prédation du frelon a été très forte dès le milieu de l’été et a affaibli les colonies laissant présager dans ce cas, un mauvais hivernage.

Rappelons que la France produisait en 1995 environ 33 000 tonnes de miel et importait pour la même année entre 6 000 et 7 000 tonnes alors qu’en 2014, elle ne produisait plus que 10 000 tonnes avec une importation record de près de 30 000 tonnes ! En provenance de l’Asie, des pays de l’Est ou d’autre pays de la Communauté Européenne.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « malgré la mise en place, en 2013, du Plan de Développement Durable de l’Apiculture annoncé à grand renfort de communication par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, l’objectif principal qui était de redonner à la France sa place de grand pays producteur de miel est malheureusement loin d’être atteint et les demandes essentielles des apiculteurs ne sont toujours pas entendues ! »

Traitement loques

publié le 19 janv. 2016 à 12:38 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:38 ]

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-jointe une note de service publiée en décembre, qui retire toute référence aux antibiotiques pour le traitement des ruchers atteints de loque américaine et de loque européenne et ce pour plusieurs raisons (comme vous le lirez dans la note de service) : non efficacité des médicaments utilisés, résistance des bactéries aux antibiotiques, présence résidus d’antibiotiques dans les produits de la ruche, absence de limite maximale de résidus d’antibiotiques pour le miel, … L’utilisation des antibiotiques contre les loques américaine et européenne n’est pas autorisée.

C’est pourquoi, la note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des ruchers atteints de loque américaine et de loque européenne » est modifiée pour y  retirer toute référence aux antibiotiques.

Info acide oxalique

publié le 19 janv. 2016 à 12:34 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:34 ]

[30/nov/2015]
Pour votre information, l'arrêté ajoutant l'acide oxalique à la liste positive pour la filière apicole (anti-varroa) a été publié au JO du 25 novembre dernier.
Ci-joint l’arrêté en question.

VICTOIRE DE L'UNAF SUR L'INSECTICIDE PROTEUS

publié le 19 janv. 2016 à 12:33 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎

[24/Nov/2015]
Le 10 novembre dernier, l’UNAF a obtenu en justice une nouvelle victoire contre un insecticide à base d’un néonicotinoïde et de deltaméthrine, le Protéus de Bayer. Cet insecticide est largement utilisé sur le colza et il peut être pulvérisé en période de floraison.

Le Tribunal Administratif de Lyon a décidé que l’évaluation du pesticide a été effectuée selon une méthode non réglementaire en ce qui concerne les effets à long terme pour les abeilles.

Les autorités françaises ont 18 mois pour revoir cette évaluation.

Nous tenons à votre disposition le jugement.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Succès en justice pour l’UNAF : l’évaluation du Protéus® de Bayer SA sanctionnée par le Tribunal Administratif de Lyon pour violation des règles de protection des abeilles

L’Union Nationale de l’Apiculture Française représentée par son avocat, Maître Bernard FAU, vient d’obtenir par un jugement du 10 novembre 2015 du Tribunal Administratif de Lyon, contre l’avis du rapporteur public, l’annulation de la décision par laquelle le ministre de l’Agriculture, avait refusé aux apiculteurs d’abroger l’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le colza, de l’insecticide PROTEUS® de la Société BAYER SA.

Autorisé depuis 2009, le PROTEUS® est l’un des insecticides du marché les plus puissants et les plus dévastateurs pour les abeilles. Il s’agit d’un composé de deltaméthrine et de thiaclopride, deux substances actives, l’une pyréthrinoïde et l’autre néonicotinoïde agissant en synergie, dont l’UNAF exige l’interdiction définitive. En 2010 notamment, il a été désigné comme étant le responsable de très nombreuses intoxications de ruchers.

Par ailleurs, entre 2010 et 2014, de manière incompréhensible et inacceptable, le ministre a délivré au PROTEUS® la possibilité de pulvériser le produit en pleine floraison, en dérogation au principe d’interdiction de pulvérisation des insecticides en période de floraison.

L’autorisation du PROTEUS® est intervenue sur la foi d’une évaluation effectuée par l’AFSSA (ex-ANSES) au mépris grossier des critères d’évaluation de l’impact à long terme des pesticides sur les abeilles (larves, comportement des abeilles, survie et développement de la colonie), tels que fixés par la législation européenne. La méthode a ainsi été jugée illégale par le Tribunal Administratif. L’AMM du PROTEUS® a en effet été délivrée au vu de ses effets appréciés seulement à 4 semaines après traitement et selon un dosage inapproprié pour reproduire les effets cumulés des 2 traitements successifs autorisés sur la culture.

Le juge laisse au ministre de l’Agriculture 18 mois pour réexaminer la demande d’abrogation du PROTEUS® exigée par l’UNAF.

Ce jugement s’inscrit dans une interminable liste de décisions de justice sanctionnant les évaluations illégales par l’autorité publique française des insecticides les plus dévastateurs pour les abeilles et tous les pollinisateurs.

Pour Gilles LANIO, Président de l’Union Nationale de l’Apiculture Française : « ce jugement qui sanctionne des erreurs très grossières signe une fois de plus la faillite du système français de contrôle opéré par l’agence de sécurité sanitaire sur les dossiers d’AMM présentés par les sociétés agrochimiques. » Alors que l’Agence de sécurité sanitaire (ANSES) concentre depuis l’entrée en vigueur de la loi d’avenir agricole les pouvoirs d’évaluation et d’autorisation des pesticides, l’UNAF demande fermement et de toute urgence au directeur de l’ANSES qu’il soit mis fin à ces carences graves. Il en va de l’avenir de l’apiculture et du service de pollinisation rendu gratuitement par des milliers d’espèces pollinisatrices. Il en va aussi de la crédibilité des ministères chargés de la Santé, de l'Agriculture, de l'Ecologie et du Travail.

Procédure déclaration de ruches

publié le 19 janv. 2016 à 12:28 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:36 ]

[24/Nov/2015]
Pour faire suite au message relatif au changement de la procédure de déclaration de ruches, le Cerfa N° 13995*03 est en ligne sur le site :
 
http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/exploitation-agricole/obtenir-un-droit-une-autorisation/article/declarer-la-detention-et-l-294?id_rubrique=11

Il permet de déclarer ses ruches et ainsi d’obtenir un récépissé avant le 1er septembre 2016 pour les démarches nécessitant l’envoi de ce document.

NEONICOTINOIDES : exprimez votre soutien à l'interdiction sur le site "Parlement et Citoyens"

publié le 19 janv. 2016 à 12:26 par SAM ‎(Syndicat d'Apiculture Meridionale)‎   [ mis à jour : 19 janv. 2016 à 12:36 ]

[11/sept/2015]
Comme déjà indiqué, lors de l’examen du projet de loi biodiversité à l’Assemblée Nationale en mars 2015, les députés ont voté pour une interdiction des insecticides néonicotinoïdes. Pour être validée, cette interdiction doit être confirmée par les prochaines lectures au Parlement.

Seule une mobilisation de grande ampleur permettra de convaincre les élus hésitants !

Le prochain examen de la loi est annoncé pour janvier 2016.

Pour préparer cette étape, le Sénateur Joël Labbé a lancé une initiative très intéressante : en utilisant l’interface « Parlement et Citoyens », il propose aux citoyens d’apporter leur soutien à l’interdiction des néonicotinoïdes.

https://www.parlement-et-citoyens.fr/ideas/interdire-les-pesticides-neonicotinoides

Nous vous invitons à soutenir cette proposition et à faire circuler très largement cette initiative autour de vous.

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